LIVRE

DE GENEVIÈVE GOREUX-MAROIS

(PRÉSIDENTE-FONDATRICE D'HONNEUR DE L'ASSOCIATION)


"SPASMOPHILIE : Refuser la fatalité - Trouver la sérénité" - Geneviève Goreux-Marois  vendu par l'association, en librairie et sur Internet (Éditions Opéra - 1998)
 
 








"Le spasmophile perçoit souvent le ciel sous un jour sombre. Pourtant il garde toujours l'espoir de retrouver son dynamisme et aspire à aider les autres.  Un jour, les rayons du soleil transpercent la pluie et c'est l'arc-en-ciel ! La noirceur du ciel n'est plus une fatalité ! La lumière décomposée en sept couleurs fait naître la sérénité.
    Le spasmophile plane dans l'espace et hors du temps, se protégeant ainsi des blessures infligées par le quotidien.  Pourtant, un jour, il a la nostalgie de la terre.  Désireux de trouver sa place parmi ses frères, il accepte de s'enraciner tel l'ibis gorgé de lumière qui descend en flèche, creuse la terre avec son bec et fait jaillir une pluie d'étincelles".

    L'image de la couverture a clôturé l'avant dernière séance de Rêve Éveillé de l'auteur. Le dessin a été réalisé par Gilberte WABLE, adhérente à l'association Spasmophilie et Sérénité; seul un spasmophile pouvait être capable de cette justesse d'expression.

    L'auteur, docteur ès-science de l'Université de Paris et diplômée de l'enseignement de Neuro-Endocrinologie de l'Université Paris V, a fait de la recherche dans un laboratoire de la Faculté de Médecine Saint-Antoine.  Spasmophile, elle a orienté ses recherches sur les méfaits du stress.  En 1985, elle a fondé une Association qui a accueilli plus de 3000 spasmophiles.

Un livre de découverte de cette maladie rampante qui touche de plus en plus de nos concitoyens.
Une livre d'espoir, d'aide et de thérapie pour tous ceux qui souffrent de ce mal être.  Un livre de Vie pour vivre enfin sa vie en toute sérénité.

LE LIVRE
Table des Matières
et Extraits
 
 
 

TABLE DES MATIERES

Avant-Propos
 

1ère partie : une HISTOIRE

- Chapitre 1 : Mon histoire

- Chapitre 2 : L'histoire de deux associations créées au secours des spasmophiles
 

2ème partie : SPASMOPHILIE et THERAPIES

- Chapitre 1 : Qu'est-ce que la spasmophilie ?
Historique
Pourquoi une réticence à la reconnaître ?
La spasmophilie n'est plus inexplicable
Une définition
Le terrain spasmophile
Décompensation et symptômes
Une évolution possible

- Chapitre 2 : Qu'est-ce qu'un spasmophile ?
Portrait d'un spasmophile
Deux familles de spasmophiles, les émotionnels et les rigides
Quelques caractéristiques retrouvées dans les deux familles

- Chapitre 3 : L'intégrité de la personne
Le système nerveux
L'interaction corps-esprit
L'anxiété
L'origine de l'anxiété
Réactions aux stress mémorisés

- Chapitre 4 : L'identité : le "soi"
Qui sommes-nous, vers quoi allons-nous ?
Immunité et identité
Structuration du "moi" dans l'enfance
Identité et rapport à l'autre
Les caractéristiques énergétiques des spasmophiles

- Chapitre 5 : La signification des symptômes
Des symptômes compréhensibles
Les peurs, les phobies, les angoisses incompréhensibles

- Chapitre 6 : Guérir
Une démarche aléatoire
Une thérapie globale
Les conditions à réaliser
Les obstacles à surmonter

- Chapitre 7 : Comment guérir ?
Prévenir la décompensation
Quelques thérapies pour guérir
Se connaître soi-même : quelles méthodes ?
Trouver son unité

- Chapitre 8 : Quelques témoignages d'adhérents
 

3ème partie : LES QUESTIONS QUE SE POSENT LES SPASMOPHILES

- Chapitre 1 : S'éveiller à soi-même et au monde
- Chapitre 2 : La vie, notre vie
- Chapitre 3 : Vivre dans le temps
- Chapitre 4 : Traverser la souffrance
- Chapitre 5 : L'amour
- Chapitre 6 : Veiller sur le bonheur
- Chapitre 7 : La femme
- Chapitre 8 : Prier
- Chapitre 9 : Créativité
- Chapitre 10 : Spasmophilie et Sérénité

4ème partie : ANNEXE
 
 

EXTRAITS
 

Avant-propos

Trouver la voie qui mène au bonheur et à la santé est le résultat d'une recherche personnelle d'inspiration universelle. L'entrée peut en être étroite et même cachée. Aussi faut-il, pour la reconnaître, y consacrer du temps, accepter de renoncer à certaines croyances, à certaines certitudes, devenir apte à entendre, à voir, à sentir tout ce qui nous environne : nature et êtres vivants.

Sur ce chemin, l'on découvre - chacun à son rythme, chacun selon une résonance privilégiéé - la beauté, la vérité, la lumière, la sérénité, la joie. A chacun sa sensibilité, à chacun sa manière d'entrevoir la vérité, mais, quelle que soit la voie que l'on prenne, c'est à la même vérité qu'elle mène. On peut y accéder par la raison qui rassure, le rêve qui berce, le symbole qui élève, l'intuition qui illumine. Peu importe que les itinéraires semblent divergents, avancent côte à côte ou se croisent, ils s'enrichissent les uns les autres et sont confluants.

Mon histoire

Cette histoire est un très long voyage à la découverte de moi-même, au cours duquel je me suis souvent perdue. Il fut douloureux mais il m'a amenée, après de nombreuses et vaines explorations, en un lieu où la vie trouve son sens et accède à une dimension infinie.

J'ai été largement récompensée de mes efforts et de ma patience. Je suis ressortie de cette longue épreuve libérée de mes peurs et de ma dépendance aux autres, j'osais désormais faire confiance à mon intuition et laisser libre cours à mon imagination. J'ai pu conserver ma sensibilité car j'avais appris à ne plus sans cesse la mettre à l'épreuve. En acceptant de me transformer, j'avais constaté avec étonnement que le comportement de mon entourage s'était modifié et les situations devenaient moins conflictuelles.
Alors les échecs et les regrets se sont transformés en succès et en plaisir, j'ai trouvé la sérénité et la paix intérieure qui s'épanouit souvent en joie.
 
 

Guérir

Une démarche aléatoire

Les spasmophiles peuvent traverser de longues périodes de leur vie en parfaite forme, mais il leur arrive périodiquement que, sans raison valable objective, les symptômes apparaissent. Désormais, ne sachant que faire, ils attendent qu'ils disparaissent.

Ils ne s'estiment pas vraiment malades, mais seulement fatigués, "patraques". S'ils essaient de comprendre, ils n'entreprennent en général pas de démarche, car, avant qu'ils n'aient eu le temps de prendre une décision, leur forme normale est revenue. Si les mauvaises périodes deviennent plus fréquentes, si les malaises sont plus nombreux et plus prononcés, ils cherchent de l'aide. Nombreux sont ceux qui ont consulté un nombre incalculable de médecins et pratiqué d'innombrables thérapies.

La Femme et la Vie

La première femme eut pour nom Eve, ce qui signifie Vie. Toute femme, est l'humus où germe et croît cette vie ensemencée en résonance totale avec elle. Là est certainement le lieu privilégié de communication entre deux êtres ; une communication mystérieuse essentiellement sensorielle, cinétique, affective, en grande partie inconsciente et pourtant combien efficiente parce qu'elle est communion. C'est en ce lieu que, selon l'état d'être de la mère, s'initie le goût de vivre et l'aptitude à l'épanouissement de l'être ou, au contraire, prend racine un non-désir d'incarnation et la peur de vivre : lourde responsabilité plus ou moins consciente.

Donc la femme donne la vie, une vie qu'elle ensemence du bonheur ou de l'angoisse qu'elle vit elle-même ; une vie qui devrait être le fruit de l'amour du couple, un amour dont elle a besoin, pour savoir aimer, pour être heureuse et pour faire connaître le bonheur au petit être qu'elle porte en elle et qui grandit jusqu'à devenir le bébé qui va naître. Un bébé porteur non seulement des chromosomes de ses géniteurs mais des espoirs, des rêves, du bonheur qui l'ont bercé pendant neuf mois, ou, au contraire, des insatisfactions, des peurs, des angoisses d'une mère malheureuse.

Veiller sur le bonheur

Le bonheur est comme une fleur : d'abord en bouton, elle éclôt et s'épanouit. Elle nous éblouit par ses couleurs, nous embaume de son parfum, elle fait chanter l'air autour d'elle. La beauté qu'elle dégage, auréole la vie de lumière.
Mais...le bouton peut ne pas se former, il peut courber la tête et ne jamais s'ouvrir. La fleur peut perdre soudain ses pétales ou encore oublier d'embaumer. Alors elle n'a pas rempli sa mission.

Tel est le bonheur : il faut jalousement veiller sur lui. Bien souvent, il est là et on ne le voit pas, alors c'est comme s'il n'existait pas. Trop souvent, il est comme la rose dont on remarque seulement les épines. Il embaumerait si l'on pensait à le sentir. Il dilaterait le coeur et transformerait la vie de tous et de chacun s'il trouvait sa place dans la vie.

Cultiver le bonheur, c'est être un jardinier amoureux qui aime ses fleurs, les contemple, les soigne, s'identifie à elles au point d'irradier, lui aussi la beauté de ses fleurs.

Vivre avec bonheur, c'est croire qu'il existe, le reconnaître à chaque instant, devenir aveugle à tout ce qui l'empêche d'éclore, laisser passer ce qui l'empêche d'embaumer, ne pas attacher d'importance à ce qui ternirait sa beauté.
Vivre le bonheur c'est en faire son compagnon préféré au point de ne plus faire qu'un avec lui.